Le redressement productif est déjà une réalité dans la Ville rose, où l'on a bien du mal à trouver des bras pour honorer les commandes d'Airbus.
Le soleil tape sur Toulouse. Depuis quelques mois, la ville profite d'un véritable microclimat. Trente et un degrés en ce début de mai, quand le Nord frissonne encore. Surtout dans une France morose qui frôle la récession, la région Midi-Pyrénées décroche la palme de la plus forte croissance en 2012 (+0.9%), selon les prévisions du cabinet Astérès. Traduction concrète : Toulouse embauche à tours de bras. Et bat même tous les records, hors Paris, avec 31 000 projets de recrutements pour l'année dont un tiers de créations de postes, selon Pôle emploi. Alors que Lille ou Marseille plafonnent à 20 000 chacune. Frédéric Benay, directeur du cabinet de recrutement Michael Page, résume bien l'ambiance de ce pays de Cocagne : "Ici, les gens ont la banane."
A l'origine de cette euphorie : 4 349 avions qu'Airbus doit produire dans les sept prochaines années. Des A350, A320 Neo, A320 classiques... Et à Toulouse, quand la géant de l'aéronautique va, tout va. Pour autant, tout n'est pas rose. Car, face à ce besoin massif de main d'oeuvre, nombre de sous-traitants peinent trouver des candidats et les postes en pénuries se multiplient (ingénieur système, ingénieur calcul, ajusteur...). Dans le département de la Haute-Garonne, la part des industriels qui ont du mal à recruter s’accroît encore, passant de 53% en 2011 à 62% cette année. Tout le monde ne bénéficie pas, comme Airbus, du centre de recrutement partagé d'EADS de 70 personnes.
Source : Challenges N°303
Toulouse est deborde de travail (extrait)
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