Ce qui a mis le feu aux poudres
- Un navire marchand touché dans le détroit d'Ormuz ce week-end, avec un mort parmi l'équipage
- La fermeture temporaire de l'oléoduc Est-Ouest saoudien, justement celui qui permet de contourner Ormuz (environ 7 millions de barils/jour de capacité)
- Le report de la réunion Iran / pays du Golfe sur la sécurité du détroit, qui avait brièvement calmé le marché vendredi
- Les Gardiens de la Révolution qui affirment contrôler le détroit, ce que le CENTCOM américain conteste
Les effets en chaîne
Ce choc énergétique n'est plus un sujet « matières premières » isolé. C'est lui qui a poussé la BCE à remonter ses taux le 10 septembre, puis la Fed hier soir. Autrement dit, le baril pilote aujourd'hui la politique monétaire des deux côtés de l'Atlantique.
En face, l'AIE anticipe désormais une contraction de la demande mondiale d'environ 2,5 millions de barils/jour sur 2026 : les prix élevés commencent à détruire la demande.
Les questions que je vous pose
- Pour vous, 100 $ est-il devenu un plancher tant qu'Ormuz n'est pas rouvert normalement, ou le marché intègre-t-il déjà trop de prime de risque ?
- La destruction de demande annoncée par l'AIE peut-elle faire rechuter le baril, même sans accord diplomatique ?
- Qui trade le pétrole en ce moment ? Brent, WTI, CFD, trackers… et comment gérez-vous des gaps de 3 % à l'ouverture du lundi ?
- Côté indices, voyez-vous le DAX et le CAC encaisser durablement un baril à plus de 100 $ ?

