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Les meilleurs CFD : quels sous-jacents choisir pour des coûts minimaux ?

Publié : 16 oct. 2026, 03:31
par MichaelHoork
Quand on trade des CFD, surtout en intraday ou de façon automatique, le choix du sous-jacent compte autant que la stratégie. Un même effet de marché peut être rentable sur un actif et perdant sur un autre, simplement à cause des coûts. Et ces coûts ne se limitent pas au spread : il faut raisonner en coût total, c'est-à-dire spread + commission + financement + slippage.

Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur constatés chez les principaux brokers, en conditions normales de marché. Ils varient selon le broker, le type de compte et l'heure : vérifiez toujours les conditions exactes de votre broker.


1. Comprendre les deux modèles de tarification
  • Compte « standard » : pas de commission, tout le coût est intégré dans un spread plus large.
  • Compte « brut » (raw, ECN) : un spread proche du marché, plus une commission fixe à chaque ordre (généralement à l'ouverture et à la clôture).
Le compte brut est souvent moins cher pour les traders actifs sur le forex. Sur les indices, en revanche, la plupart des brokers ne facturent pas de commission : le coût est entièrement dans le spread. Seul le calcul du coût total par trade permet de comparer.


2. Les paires de devises majeures
  • EUR/USD : la paire la plus échangée au monde.
    • Compte brut : spread de 0,0 à 0,2 pip, plus une commission d'environ 6 à 7 $ par lot pour un aller-retour, soit un coût total d'environ 0,7 à 0,9 pip.
    • Compte standard : spread de 0,6 à 1,2 pip, sans commission.
  • USD/JPY, GBP/USD, AUD/USD : à peine plus chères, avec la même structure de coûts.
  • Les paires dites « exotiques » ont des coûts totaux bien plus élevés, à éviter pour le court terme.

3. Les indices boursiers

Chez la plupart des brokers, pas de commission sur les indices : le spread représente l'essentiel du coût d'un trade intraday.
  • S&P 500 (US500) : souvent le moins cher, autour de 0,4 à 0,6 point.
  • Nasdaq 100 (NAS100) : environ 1 à 1,5 point. Rapporté à ses mouvements, c'est l'un des indices les plus avantageux.
  • DAX 40 (GER40) : environ 1 à 1,5 point, très liquide pendant la séance européenne.
  • Dow Jones (US30) et FTSE 100 (UK100) : coûts généralement corrects.
  • Nikkei 225 (JPN225) et Hang Seng (HK50) : spreads nettement plus lourds chez beaucoup de brokers, souvent 5 à 7 points ou plus. Dans mes propres backtests, ce coût suffisait à effacer entièrement l'avantage d'une stratégie qui fonctionnait pourtant avant frais.

4. Les matières premières
  • L'or (XAU/USD) : très liquide, spreads serrés. Selon le type de compte, une commission peut s'ajouter, comme sur le forex.
  • Le pétrole (WTI et Brent) : liquide, mais les CFD calqués sur des contrats à terme peuvent comporter des ajustements de prix à chaque échéance, un coût caché à connaître.
  • L'argent, le gaz naturel et les matières agricoles : plus volatils et plus chers, à réserver aux traders qui les connaissent bien.

5. Les actions et les cryptomonnaies en CFD
  • Les CFD sur actions fonctionnent souvent avec une commission (par action, ou en pourcentage du montant, avec un minimum par ordre) en plus d'un spread proche du marché. Intéressants sur les grandes valeurs liquides, beaucoup moins sur les petites, où le minimum de commission pèse lourd sur de petits ordres.
  • Les CFD sur cryptomonnaies combinent souvent des spreads larges et des frais de financement élevés. Ils sont d'ailleurs interdits aux particuliers dans certains pays, comme le Royaume-Uni.

6. Les autres frais à intégrer
  • Le financement (swap) : facturé pour chaque nuit passée en position, et souvent triplé le mercredi ou le vendredi selon le broker pour couvrir le week-end. Négligeable en intraday, il pèse lourd sur des positions tenues plusieurs semaines.
  • Le slippage : l'écart entre le prix demandé et le prix obtenu. Il est plus fort à l'ouverture, lors des publications économiques et sur les gros ordres. Sur une stratégie à petit avantage, c'est souvent le coût le plus sous-estimé.
  • La conversion de devises : trader un indice coté en dollars depuis un compte en euros entraîne des frais de conversion sur chaque gain et perte, selon le broker.
  • Les frais annexes : frais d'inactivité, de retrait, de données de marché ou de plateforme chez certains brokers.
  • Les heures d'élargissement des spreads : à l'ouverture des séances, la nuit et autour de minuit (heure du serveur), le coût réel peut être plusieurs fois plus élevé qu'en journée.

7. Le bon indicateur : le coût total rapporté au mouvement

Comparer les coûts en valeur absolue n'a pas de sens : 1 point sur le Nasdaq et 1 point sur le Nikkei ne représentent pas du tout la même chose.

La bonne question est : combien coûte un aller-retour complet (spread + commission + slippage) par rapport à la taille du mouvement que je cherche à capter ? Sur mes stratégies d'open, par exemple :
  • sur le Nasdaq, le spread représentait environ 3 % de mon stop : la stratégie restait rentable ;
  • sur le Nikkei et le Hang Seng, il en représentait 16 à 18 % : la stratégie devenait perdante.
Ma règle empirique : en dessous de 5 % de l'objectif visé, le coût total reste supportable. Au-delà de 10 %, il faut un avantage très fort pour rester gagnant.


8. Le cadre réglementaire en Europe

Pour les particuliers, la réglementation européenne limite l'effet de levier selon les sous-jacents : par exemple 30:1 sur les devises majeures, 20:1 sur les grands indices et l'or, 10:1 sur les autres matières premières et les indices secondaires, 5:1 sur les actions et 2:1 sur les cryptomonnaies. Les clients classés professionnels peuvent accéder à des leviers plus élevés, mais perdent certaines protections.


En résumé

Pour du trading à court terme ou automatique, les sous-jacents qui offrent généralement le coût total le plus bas sont :
  • l'EUR/USD et les autres paires majeures, idéalement sur un compte brut ;
  • le S&P 500, le Nasdaq 100 et le DAX, sans commission chez la plupart des brokers ;
  • l'or.
Ce sont les marchés les plus liquides et les plus suivis, ceux qui laissent le maximum de chances à votre stratégie après frais.

Et vous, sur quels CFD tradez-vous principalement ? Avez-vous constaté de grosses différences de coût total d'un broker à l'autre sur un même sous-jacent ?

Re: Les meilleurs CFD : quels sous-jacents choisir pour des coûts minimaux ?

Publié : 16 oct. 2026, 14:28
par rosemonde
Merci pour ce récapitulatif très complet et bien détaillé !
De mon côté, je reste principalement sur l'EUR/USD et le Dax/Nasdaq, exactement pour les raisons que tu évoques : la liquidité et la maîtrise du coût total. C'est vrai qu'on sous-estime souvent l'impact du slippage et des swaps quand on débute ou qu'on passe sur des paires plus exotiques.